En discutant hier soir avec Rie, j'ai pris conscience (bon, j'en avais déjà pris conscience, mais pas exprimé en parole) que je vis en ce moment un rêve. Un rêve que j'ai depuis mon adolescence, ou peut-être même, depuis ma tendre enfance. Ceux qui me connaissent bien le savaient, les autres s'en doutaient. Je vais maintenant vous exposer le tréfond de mon âme (bon, peut-être pas tant que ça, mais une partie de moi que je garde habituellement sous les verrous).
J'aimerais tout d'abord commencer par dire à quel point je trouve qu'un blog est merveilleux. C'est un journal intime, mais que tout le monde peut lire. Finalement, c'est un journal intime pour exhibionniste! Voilà.. je suis un exhibitionniste!
Mon histoire débute alors que je suis déprimé et en mal de vivre, il y de cela quelques années. Je n'ai jamais eu d'idées suicidaires, mais disons que j'ai déjà eu des moments où je ne savais pas du tout où je m'en allais, je me laissais vivre, bercé par le flot du temps. J'étais pour ainsi dire, dans un état végétatif tel que tout ce qui me différenciait d'une plante était la facture beaucoup plus élevée à la fin du mois pour me nourrir. C'était un moment creux de ma vie. En fait, je crois que c'était le moment le plus creux. Tout ce que je faisais n'était que de jouer à l'ordinateur. Jour, après jour, après jour, jusqu'à tard dans la nuit. Je n'avais pas de copine et je travaillais à peine.
À cette époque obscure, j'enseignais la conduite automobile sur la route. Travail que j'ai particulièrement détesté, mais qui à fait parti d'un enchaînement parfait d'évenements qui m'ont conduit où je suis. Je résume donc mes journées très platoniques comme suit: Je me lève, j'allume mon ordinateur (noté que c'est la première chose que je fais), je me prend un verre de jus d'orange, prépare un déjeuner (des toasts, rien de trop exigeant), mange devant l'ordinateur tout en allumant mon jeu favori qui, littéralement, gobbe ma vie, fume une cigarette en commençant à jouer (he oui! je fumais à l'époque). Ensuite, je joue et je joue. Je n'entend personne autour de moi. Je sais que mes parents (avec qui je vis) ne se peuvent plus de me voir ainsi à ne rien faire. Ils me le disent à chaque jour: "Encore là dessus?", "T'es pas tanné de perdre ton temps?", "T'as pas d'autre chose à faire?" - Non, j'ai pas d'autre chose à faire, c'est plate, tout est poche. La vie est plate!!
J'avais besoin que quelque chose arrive. Je le savais que ce n'était pas une vie que d'avoir un quotidien comme celui là. Je souhaitais tellement que tout change, mais je n'avais plus la volonté de changer les choses. Tout me parassait insurmontable. La moindre fissure m'était perçu comme une crevasse géante. Le moindre obsctacle, comme une montagne impraticable... les choses devaient changer.
La suite sera pour un autre jour...
lundi 12 novembre 2007
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1 commentaires:
J'ai hâte de connaître la suite...
Tu fais comme dans les téléséries, hein? Un peu plus pis tu mets des annonces entre tes paragraphes ;)
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