mardi 20 novembre 2007

Je réalise...part 2

Voilà, c'est l'heure de la suite du roman de ma vie! Si vous vous souvenez bien, j'étais rendu au moment où les choses devaient changer...

Un soir, alors que je ne faisais que jouer à l'ordinateur, le téléphone sonna. C'est une fille, une étudiante que j'avais dans mes cours de conduite. Elle me demande comment je vais, elle me raconte qu'elle est seule chez elle, qu'elle a cassée avec son mari, ils sont en divorce. Elle n'y vais pas par quatre chemins, et m'invite à aller passer la soirée avec elle, à regarder un/des films. En toute honnêteté, j'ai hésité. Je voulais rester chez moi à jouer a l'ordinateur. Mais une partie de ma personne qui avait été enfoui quelque part dans mon esprit c'est soudainement déchaînée et malgré mon désir d'inactivité, j'ai accepter son invitation.

C'est en pleine tempête de neige que j'ai été la rejoindre. Nous avons passer une agréable soirée à regarder la télévision et à discuter. Alors que la soirée n'était même pas encore terminée, elle me dit qu'elle a vraiment besoin d'aller prendre une douche. Bizarre, mais je n'en fais pas de cas. Je l'attend sagement sur le divan. J'entendais très bien la douche coulée, et comment que c'était invitant d'aller la rejoindre. Je la trouvais superbe et très sexy. Comme le son était très fort, je me retourne pour voir pourquoi, et réalise que la porte de la salle de bain est entre-ouverte. Mon coeur se met à battre la chamade. C'est clair que c'est une invitation. Mais est-ce que je devrais vraiment le faire? Les minutes qui suivirent devinrent longues. J'étais chamaillé entre la rejoindre ou simplement attendre. "-D'un coup que c'est une erreur, qu'elle a fermée la porte, mais pas enclenchée?" Et si je passe pour un idiot? Mais si je n'y vais pas, et qu'elle veut que j'y aille, c'est alors que je vais être un idiot. J'avais le goût de m'enfuir. De retourner tuer des pixels devant l'écran de mon ordinateur. Au moins c'était simple, je n'avais pas à me poser de question. Si le nom du monstre était gris, il était trop faible pour moi, et s'il était mauve, beaucoup trop fort et je ne l'attaquait pas. Maintenant, il n'y avait aucun code de couleur, et je devais prendre une décision. Mais laquelle?

Mon conflit dura tellement longtemps, (ou pas, je ne me souviens plus), qu'elle fini par sortir de sa douche. Vêtu de son pyjama très sexy, elle est venu me rejoindre sur le divan. Nous avons donc continué à parler tout en regargant la télévision. En zappant, nous sommes arrivé sur un film porno qui jouait à Super Écran. Nerveusement, j'ai tourné la situation à la blague. J'étais inconfortable parce que Dieu sait que j'avais envie de reproduire ce que je voyais à la télé. Elle laissa la télé à se poste, et nous cessâmes de discutée. Le message était clair, encore une fois. "Mais qu'est -ce que j'attend?" me suis-je dit. Finalement, dans un titanesque effort de volonté, j'utilisa toute la grandiloquence que je pu et lui déclara le désir que j'épprouva pour elle. J'ai dû utiliser les bons mots, parce que quelques secondes plus tard, nous étions en train de nous embrassé.

Je ne narrerai pas la suite. Pour les plus imaginatifs, laissez-vous aller. Je peux dire que comme Jackie Chan, j'ai fait moi-même les cascades! Ce fût un moment d'éveil. Le début de mon ascension vers ce qui allait devenir ma vie aujourd'hui. Ma relation avec cette fille n'a pas durée longtemps. 2 semaines, maximum 3... Mais la peine que j'ai eue et la blessure qu'elle m'a infligée ont mis beaucoup de temps à guérir. J'ai même dû consulter un psychologue pour m'aider à me retrouver. J'étais rendu vulnérable, j'avais perdu toutes défenses.

Un jour, elle m'a dit être ma "salvation" (en espagnol). Elle me dit: "Je suis pour toi ton salut, ton secours". Je n'ai pas compris à l'époque ce qu'elle voulait dire. Ce n'est que par la suite que tout a pris du sens. Aujourd'hui, malgré toute la haine que j'ai pu avoir, malgré toutes les souffrances que j'ai pu endurer et le coeur déchiré que j'ai dû reconstruire, je lui dit merci. Elle a effectivement été mon salut, ma renaissance. Comme le Phoenix, je suis né de mes propres cendres et après une période tragique de mon existence, je me suis reconstruit petit à petit. C'est avec du recul que je m'en rend compte. Mais je vois aussi ce portrait, superbement ordonné ou chaque événement de ma vie fait parti d'un enchaînement parfait et cohérent qui dessine le chemin que je suis et doit suivre...

J'ai pris des décisions majeures qui ont bouleversées le cour de ma vie par la suite. Je ferai le résumé de ceux-ci sous peu. En attendant, je vous souhaite à tous une très bonne nuit/journée.

La suite pour un autre jour...

2 commentaires:

P-O Grabuge a dit…

Salut Pat,

Je lis ton roman avec assiduité, mais je manque un peu de repères chronologiques. Ma question est donc: T'avais quel âge durant cette période? J'allais dire au moment de faits, mais ça faisait trop interrogation de police...

Julie a dit…

intéressant!

 
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