Je vous annonce à tous que je suis officiellement marié à Madame Rie Sasahara-Marullo.
Notre journée de mariage n'avait rien de très extraordinaire, sinon que nous avons fait des aller-retour à l'infini entre l'hôtel-de-ville et la maison.
Sérieusement, nous arrivons sur place, il est assez tôt dans la journée. Nous voulions remplir les papiers et ensuite profiter du reste de la journée pour aller diner dans un bon restaurant, puis peut-être aller à la plage et jouir d'une température clémente, puis aller déguster un bon souper dans un restaurant de Nouvelle-Zélande dans Ginza -le quartier mondain et dispendieux de Tokyo. Bref, le plan était presque parfait. Il n'y avait qu'un seul problème, les employés zélés de la fonction publique japonaise.
Pour commencer, la femme qui nous accueilli savait à peine de quoi on lui parlait. C'est à croire que personne ne se marie. Après qu'elle ait réclamé de l'aide de sa partenaire, elles sont finalement arrivé à la conclusion qu'il nous fallait des signatures de deux personnes témoins et leurs estampes. Un peu déçu de ne pouvoir finaliser les papiers sur le champs, nous retournâmes à la maison avec toute la paperasserie nécessaire. Les parents de Rie nous y attendaient. Ils ont donc pu nous servir de témoins.
De retour à l'hôtel-de-ville, dans une canicule suffocante, nos habits de mariage, tout à fait banale sois dit en passant, étaient trempé de la tête au pieds. Nous fîmes notre majestueuse entrée pour la seconde fois dans cet âtre de la zèlerie. La dame qui nous avait servi lors de notre première apparition n'était malheureusement plus de service. Elle devait être parti manger. C'est un jeune homme, encore plus ignorant des règles et procédures à suivre, qui vint nous servir. Expliquant à nouveau la situation, il prit les papiers et commença à les scrutées de fond en comble, analysant et mettant en doute le moindre caractère qui fût rajouté de la main de tous ceux qui participa à la réalisation de ce projet. Il se renseigna auprès des divers volumes de références et compara tous les papiers d'origines canadiennes avec les exemples qu'il possédait. Il mit en doute et se renseigna sur chacun d'eux. Ce fût un processus long, minutieux et très exaspérant. Finalement, il nous indiqua un banc sur lequel nous pouvions aller attendre qu'il en ait terminé avec son zèle scrutateur.
Environ 30 minutes plus tard, il nous revient en disant qu'il y avait une erreur dans les papiers. Malgré qu'il y avait une note sur le document qui indiquait clairement que si les témoins étaient un couple, par exemple les parents de l'un, la femme n'était pas tenu d'écrire son nom de famille. Donc, la mère de Rie n'avait pas écrit son nom de famille. Mais selon notre agent très consciencieux des règles, cette note s'appliquait seulement à une partie antérieur à celle où le nom manquait et non pas à tout le document -par exemple, s'appliquait seulement à la partie B mais la note était écrite sous la partie D. Rie dit qu'il n'y avait pas de problème, qu'elle allait écrire le nom de sa mère. Refusant catégoriquement, notre zélé atteignit son paroxysme en nous obligeant de retourné à la maison afin que ce soit la même écriture que celle de la section où le nom apparaissait.
Exaspéré, nous retournâmes à la maison. Comme il commençait à se faire tard -nous étions maintenant rendu en début d'après-midi- nous oubliâmes la plage et le diner dans un bon restaurant.
De retour à la maison, nous nous préparâmes un repas de nouille froide -enfin, Rie le prépara- puis nous retournâmes à l'hôtel-de-ville avec le papier dûment rempli de la main de la mère de Rie. Affrontant encore une fois la chaleur torride de cette journée d'été nippone, nous arrivâmes enfin pour la troisième fois dans le manège bureaucratique inflexible. Nous voyant arrivé, notre jeune col blanc se présenta à nous et entreprit une analyse encore plus minutieuse du document. Il fit changer certains caractères pour les rendre ou plus lisible, ou plus juste. Il biffa certaines lignes pour les remplacées par d'autres entrées. À chacune des modifications, Rie devait mettre son estampe à mi-chemin entre les caractères remplacés et le vide en faisant très attention de ne pas imprimé son nom sur les nouveaux caractères, sous peine de devoir tout recommencer. Arrivant dans la section où j'avais écris le nom de mes parents en caractères japonais, et où j'avais signer en "katakana" -les fameux caractères- je dûs apporter des corrections à mon tour, et écrire en "romaji" -nos caractères- et signer de ma plus belle calligraphie occidentale. Bien sûr, nous venions d'y apporter des nouvelles modifications. Je devais donc y mettre mon estampe personnelle.
Malheur, j'avais vider mes poches et croyais avoir mis mon estampe dans mon sac. Je me souvenu qu'il était sur le bureau. Comment faire pour franchir cet obstacle insurmontable de la folie zélée bureaucratique où la moindre déviation représente une offense considérable aux règles établies? Négociant avec notre apprenti fonctionnaire, Rie réussi à lui faire demandé à un(e) de ses collègues si elle pouvait utilisé son estampe pour prouvé qu'elle était témoin de la correction. Patientant de longues minutes, nous pouvions admirer la superbe machine gouvernementale à l'œuvre pendant qu'ils étaient quelques uns à délibérer de la cause en question. Puis, une doyenne s'imposa et leur expliqua la règle qu'il devait suivre.
De retour à nous, c'est avec un semblant de rictus victorieux qu'il nous déclara que nous ne devions pas retourner à la maison et que l'estampe de Rie serait suffisante pour valider les corrections. Poussant un soupir de soulagement et de satisfaction, nous retournâmes nous assoir le temps qu'il termine -nous l'espérions- les papiers. Le temps devint soudainement très floue et très vague. C'est difficile de dire combien de temps nous restâmes à attendre, mais lorsqu'il nous appela, nous anticipâmes encore un retour forcé vers notre domicile. Il expliqua quelques trucs dont j'ignore totalement de quoi il s'agit, puis me posa des questions que je ne compris absolument pas. Comme je voyais Rie faire des signes de têtes "oui", je répondis par l'affirmative. Satisfait, il nous demanda d'attendre encore quelques minutes puis termina -finalement- les procédures. Il nous annonça que le mariage était accepter et que je pourrais avoir les certificats nécessaires pour mon visa à partir de la semaine prochaine.
C'est dans ce romantisme froid de la bureaucratie que notre mariage à été approuvé par un jeune fonctionnaire borné et très minutieux, dans la très chaude journée du Vendredi 25 Juillet 2008 à Fujimino-shi, Saitama-ken, Japon.


3 commentaires:
Yay!!!! Félicitations Pat!!!! Je suis contente pour toi.
Vous avez battu la maison des fous nipponne. Je t'appelle maintenant officiellement Astérix!!! lol
Allez-vous en voyage de noces?
A+
Félicitations face de Marullo marié!
Maintenant tu peux commencer à être malheureux :)
Greg-San
mouin... t'en sais quelque chose hein G-san ;-P
Merci Julie!!!! Oui, le voyage de noce est ... à Montréal O.o
on va avoir la célébration probablement en avril prochain. Donc nous sommes officiellement mariés, mais on considère que l'on est encore fiancé... enfin! Le voyage de noce sera pour plus tard :-D
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