C'est une belle langue. C'est notre culture, c'est notre héritage. Malheureusement, on la bafoue et la viole dans des mensonges et des manipulations de l'information. Graduellement, on la voie disparaître. Mais est-ce vraiment le bon combat que l'on tente de mener? Depuis des générations on s'acharne obstinément à vouloir paralyser l'avancée de la langue anglaise.
Selon mon humble opinion, nous sommes extrêmement chanceux de pouvoir vivre dans un environnement parfaitement bilingue. Très jeune, il nous est possible d'apprendre, non pas une, mais deux langues qui sont, depuis toujours, deux des langues les plus importantes sur la planète. Nous sommes dans une position qui peut nous permettre de se placer au premier rang de grandes négociations internationales. Nous sommes privilégié, mais nous ne le voyions pas.
Nous sommes borné à vouloir préserver notre identité. Nous n'acceptons pas le changement. Nous vivons dans notre petit monde, pour notre petit pain afin de pouvoir vivre une petite vie tranquille. Je me demande quand est-ce que le québécois va prendre conscience que culturellement, on lui a appris à vivre petit et à voir petit? Nous pouvons facilement cohabité avec nos voisins les anglophones et nous pouvons être en mesure de communiquer aisément tout en conservant les bases même de notre culture.
Je crois que le combats qui se livre depuis toujours au Québec, est une perte de ressources et d'énergie. Je crois que si nous travaillions tous ensemble à construire un monde meilleur dans lequel les barrières de la langue seraient abolis, nous pourrions nous ouvrir sur le monde et finalement voir grand. Avoir une métropole totalement bilingue, n'est pas, selon moi, de perdre le combat, mais plutôt de grandir, et de gagner en savoir et en culture.
De mon point de vue du Japon, j'ai un œil nouveau sur ma culture. Les gens aiment le Québec parce qu'ils ressentent l'ouverture et la paix qui y règne. De tous ceux avec qui je parles et que je côtoies à tous les jours, de tous aiment le français et souhaitent pouvoir le parler et sont envieux de mon bilinguisme et de la chance que j'ai d'avoir grandi dans un tel environnement. Mais notre langue en est une difficile à apprendre et à maitriser, et nous avons de quoi être fier de pouvoir la posséder, mais nous ne devons pas nous limité qu'à ce langage, et nous devrions profiter de notre situation pour nous épanouir.
Je parle de ma culture, non pas de ma langue quand je dis que l'on doit se battre. Notre langue n'est qu'un outil, et non pas la finalité. Notre identité est beaucoup plus profonde que notre langue qui est souvent fourchu et vulgaire. Je crois, mes amis, qu'un avenir meilleur nous attends si nous choisissons le bon combat.
mercredi 20 août 2008
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2 commentaires:
C'est bizarre mais je ressens la même chose depuis que je suis aux USA. Je me présente toujours comme French-Canadian (parce que Québécoise, ils comprendraient pas).
Merci pour les w00t!!! lol
Yo Pat, Félicitation pour ton mariage plutôt bureaucratique... Je pense que c'est incohérent ce que tu dis à propos de la langue française. Je ne suis pas séparatiste... la péréquation c'est profitable pour nous... mais le gouvernement Canadien freine le développement des provinces et travaille pour sa poche et la poche des province de l'ouest. Je suis fier d'être Canadien et Québécois, comme j'ai des fois honte d'être Canadien ou Québécois. Ce qui me fais CHIER EN TABARNAK c'est de me faire servir en ANGLAIS au restaurant sur la rue St-Laurent à Montréal parce que le proprio engage des gens unilingue anglais. J'ai rien contre parler en anglais à un étranger en visite au Québec, mais si tu es un immigrant qui vient vivre au Québec, parle en français ou fuck away... Toi au Japon tu parle le japonais... pourquoi ça serait différent ici. Moi je trouve ça super important de parler l'anglais. Je me trouve poche de ne pas parler aussi bien l'anglais que le français, mais j'ai surtout pas envie que le français devienne une langue d'élite et qu'elle soit parlé par une minorité de gens. Premièrement je suis aussi poche que les immigrants qui ne veulent se forcer à parler le français. Deuxièmement j'étais la avant eux... (avec mon raisonnement on devrais apprendre l'apache!) et troisièmement, le français est une belle langue qui va disparaitre si on ne la pratique pas parce que l'être humain aime mieux se vautrer dans la facilité que d'apprendre 2 langues. J'ai été en Europe pour les vacances et à Paris c'est hallucinant la quantité d'annonce en anglais. Paris, la mecque de la langue française. Je pense sincèrement que le combat est perdu pour eux.
Changement de sujet. Tu te trompe, les Québécois francophone ne se considère plus comme un petit peuple de prolétaire, il y a de plus en plus d'entrepreneur au Québec (les Chagnons, les Desmarais, les Péladeau, Jean Coutu qui possédait les Expo et les pharmacies... etc etc.) Mais tu dois commencer à le comprendre, pour faire de cash, ça prend du cash, qui soit à toi ou à la banque, ça prend du cash pour faire du cash... 60% des richesses au Québec sont détenu par des Anglos... mais je suis qu'ont va finir par les torcher. (Si on continue à parler en français bien sur)
Ciao
Pete
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