jeudi 11 décembre 2008

Les jours se suivent...

Je suis désolé pour tous ceux qui ont pris l'habitude de me lire. Je n'écris pas souvent. Comme je l'ai déjà mentionné, je n'ai pas beaucoup de temps pour faire mes trucs personnels. J'Aimerais vous écrire souvent, et j'aimerais raconté de belles longues histoire, mais mon quotidien est dépourvu de tout semblant d'excitation. Je me lève très tôt à tous les matins et je prend le train de l'heure de pointe. Il est habituellement tellement rempli, qu'à Montréal, on attendrait le prochain, voire même les deux ou trois prochain. Ici, on me pousse pour que mes membres ne soient pas à l'extérieur mais bien au chaud à l'intérieur. Il n'y a tellement plus de place, que de moi-même, je ne peux pas renter mes jambes et/ou mes bras. C'est dans cette euphorie que mes journées commencent.

Mais je refuse obstinément de prendre l'air maussade de la majorité (pour ne pas généralisé, même si ce serait approprié ici) des gens que je croises. Le fait de vivre dans une des villes au plus haut taux de densité humaine au monde pousse les gens à être dégouté par leur environnement. Ils n'ont aucun respect pour autrui et ne sont absolument pas intéresser à même croisé un regard. J'ai essayé -sans succès- de faire un sourire de ci de là pour tenter d'apercevoir une trace de vie humaine derrière le visage maussade. Ce n'est pas facile de côtoyer à tous les jours des gens frustrés, exténués et blasés.

Prenez par exemple un étudiant que j'ai eu tout récemment. Il me disait en riant qu'il est forcé de travailler de 8h30 am à minuit, et ce, à tous les jours. Sa compagnie à une charte dans laquelle elle contredit en toute légitimité la loi gouvernementale sur le maximum d'heure de travail qu'un employé peut faire par jour. Pour finir cette histoire -triste, ma foi- de cet homme, il me dit qu'il y a un très gros roulement d'employé, non pas parce qu'ils démissionnent, mais parce que le taux de suicide est trop élevé.... Est-ce que les managers vont se réveiller? C'est plutôt alarmant. Et croyez moi quand je vous dit que ce n'est pas la seule companie qui agit de la sorte.

Je ne serai jamais Japonais, et en voici une preuve supplémentaire. HA oui, avant de vous quitter, cet homme qui fait de trop longues heures de travails (y compris la fin de semaine) n'a pas plus de rémunération. Enfin, si, mais, dans la charte de sa companie, ils ne paient que 40 heures maximum d'heures supplémentaires par mois (ce qui est l'égal de la loi gouvernemental) et chaque heure à un bonus de 1.3, c'est à dire qu'un employé qui gagne normalement 10$ de l'heure (en yen) aurait maintenant 13$ de l'heure par heure supplémentaire. Absurde. Toutes les heures en surplus -c'est a dire presque l'équivalant dans son cas- ne sont pas payer. Quand je dis pas payer, c'est pas payer. Vous avez bien compris. Même pas son salaire. Ce sont des heures où le pauvre homme à travailler gratuitement. Voyez le comme du bénévolat involontaire et forcé.

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