Le phénomène s'est produit l'an passé, puis encore une fois cette année. L'an passé, deux Maiko -ou apprenti Geisha- marchait devant nous, puis tout à coup, tournèrent dans un étroit passage. À peine 30 secondes plus tard, j'y étais, armé de l'appareil photo de mon père -je n'avais pas encore le miens- et prêt à les immortalisées. Mais elles avaient disparues.
Cette année, mon imagination me fît voyager vers les temps où il y avait une foule nocturne, de gens respectueux de jour et vivant une double vie de soir. Il m'étais très aisé de voir se promener devant moi le fantôme d'un homme ruiné par la beauté de ces femmes de luxe. Je pouvais presqu'entendre les pas feutrés de ces Dames, se dirigeant lâssivement vers les sous-sols secrets de ces immeubles mystérieux.

Aujourd'hui je me sens un peu mieux, malgré que j'ai encore une fois dû affronté le système imbécile des banques nippones. Comme il y une banque Américaine un étage plus bas que là où je travail, je me suis dit que je devrais peut-être y ouvrir un compte bancaire. Plusieurs raisons très valables indiquaient que cela pouvait être une bonne idée, à savoir: la proximité de la succursale, le service bilingue et la possibilité d'avoir un compte en espèce Canadienne et de faire des transfers internationaux.
Enarrivant, j'ai droit à un service un peu décousu. La femme m'indique les chaises pour que je puisse prendre connaissance de la paperrasserie. À peine avais-je fini de lire qu'une préposée vint me rencontrer, en anglais. Jusqu'alors, tout va bien, enfin, presque. Elle me demande ma preuve que je suis extra-terrestre, je lui montre donc mes antennes et ma carte (pour ceux qui ne le savent pas, on doit obligatoirement avoir une carte d'identité si l'on demeure plus de 3 mois au Japon. Cette carte est appelée la "Alien registration card" et est exigé partout dès que l'on réclame un service). À peine lui ai-je montré ma carte qu'elle me retorque qu'ils ne peuvent m'ouvrir uin compte, parce que mon visa expire dans moins de 6 mois et que je dois pouvoir résider plus de 6 mois pour être éligible à l,ouverture d'un nouveau compte.
Voyant la vapeur sortir de mes naseaux fumant, et après lui avoir dit que ça fait bientôt 2 ans que j'habites au Japon et que je suis limité par le gouvernement Japonais à avoir un visa de seulement un an, elle décide d'aller enquêter auprès de son superviseur. Celui me regarde de loin, et peut-être avais-je fière alure parce qu'il accepta de contourner la règle.
Après avoir rempli tout les papiers et m'être fait expliquer comment fonctionne la banque et les frais encourus, un conseiller m'a inviter à le suivre dans son bureau pour compléter l'ouverture de mon compte. C'est à ce moment que tout à basculer.
J'ai dû remplir un petit bout de papier qui allait être scanner et servir de modèle de ma signature pour l'impression derrière ma carte bancaire. L'homme en question m'a demander dse refaire à -sans farce- 6 reprises ma signature sur ce damné bout de papier, utilisant à chaque fois un nouveau carton. La raison pour laquelle je devais refaire ma signature... elle n'étais pas exactement -ok, je dois vraiment peser ce mot- EXACTEMENT identique à celle sur mon formulaire. Je devais la faire vraiment pareil, les même traits, les même courbes, bref tout de pareil.
Après 2 heures passer à attendre et à négocier pour qu'ils m'ouvrent un compte, je me suis fait retourner de bord sous prétexte que je devrai y retourner demain avec mon estampe...
Je n'y retournerai pas. Je ne suis plus intéresser à avoir un compte à la CitiBank du Japon!


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