Où en étais-je?
Nous venions de nous abreuver dans un Maid Café, tout en commérant. Nous avons passé une bonne heure à se relater des détails croustillants de la vie en général. Je ne peux pas dire de quoi nous avons parlé pour plusieurs raisons, mais surtout parce que c'est un sujet personnel.
Après avoir cogitées quelques façons de changer le monde, nous nous sommes mis en route pour Ueno, un parc non loin de nous. En sortant de la station, nous nous sommes dirigé vers ce qui allait devenir notre oasis au cour de cette journée: un "COMBINI SUTOA-" (un dépanneur). À peine nous venions de franchir l'heure fatidique -midi- qui entamait la journée, que nous nous achetions une bonne bière bien froide, que nous prévoyions savourer bien assis dans le parc.
À peine étions-nous arrivé, que nous pûmes jouir d'un spectacle d'acrobatie. Comme nous sommes tous deux des insensibles et difficiles à impressionner, nous nous demandions ce que nous faisions à regarder ce spectacle. Puis graduellement, la jeune demoiselle commença à augmenter le niveau de difficulté de ses prouesses. Je dois admettre qu'elle a réussi à nous soutirer quelques bonnes mains d'applaudissements.

Après avoir tr

ouvé notre coin tranquil, nous avons débouchée notre bière et entamée notre journée. Greg, qui était de retour d'un voyage de plusieurs jours dans une chambre d'hôtel d'Okinawa, après s'être brulé au je-ne-sais-trop-combien de degré les jambes, fit une exhibition tout à fait charmante de son anatomie calcinée, dans le but de se crémer les jambes. Impuissant face à son désespoir, je ne puis faire autrement que rire de lui. Mais, sans farce, je n'ai jamais vue de coup de soleil pareil. Il a tellement dû souffrir.
La première fois que je suis venu au Japon -ou peut-être la deuxième, je ne me souviens plus- j'ai gouté à un vin extrêmement étrange. Comme nous étions non loin de Asakusa, j'ai proposer à Greg d'aller y faire un tour. Arrivé sur les lieux, nous avons chercher un peu l'endroit et, quand nous l'avons finalement trouver, heureux de m'être souvenu de la place, nous y avons pénétré. En discutant avec la madame qui tient le lieu, elle m'avoua ne plus avoir le vin de serpent que je recherchais. La particularité de ce vin est qu'il contient un peu de venin, qui gèle les lèvres et la gorge lorsqu'on le boit. Un peu déçu de ne pouvoir le faire gouter à Greg, je lui proposa ce que la vieille dame nous offrait.

Gouter un vin de lézard ne me semblait pas du tout attrayant, mais comme nous y étions dans le but de gouter un vin de serpent, pourquoi ne pas s'y risquer. Suivant le conseil de la madame, nous avons pris un verre de chaque bouteille -il y en avait 2.

À la pr

emière gorgée, son goût est puissant dû à la haute teneur en alcool, mais son arrière goût devient modéré et voire même bon. Les deux bouteilles avaient sensiblement le même goût. Le plus "cheap" avait un goût légèrement plus amer. L'effet de la première gorgée était tout de même assez percutant. On pouvait ressentir déjà la chaleur se propager dans tout le corps. Mais comme nous étions d'une humeur joyeuse et très détendue, c'était difficile de dire à quel vitesse l'alcool se pro

pagea en nous. Toujours est-il qu'après quelques gorgées, on s'habitue au goût exotique et on développe même un certain désir de s'y réabreuver. On fini par l'apprécier. Mais nous nous sommes contenté que d'un seul verre de chaque bouteille. J'oubliais, un peu avant d'entrer dans le lieu -je ne sais pas si je devrais dire un restaurant, un pub japonais, ou quoi- comme nous avions terminer notre bière dans le parc et qu'en chemin nous avons croisé notre oasis, nous nous étions donc réarmé de bière afin de pouvoir survivre à cette journée.

Un peu assommé, nous sommes parti nous promener vers un lieu saint de Tokyo, les temples d'Asakusa. Se rendre jusqu'aux temples est très facile à partir de l'endroit où nous étions. Il y a une allée qui fait le parcours direct entre l'immense lanterne -qui est l'entrée du site- et les temples. À peine étions-nous arrivé dans l'allée que tous deux étions pris d'un fou-rire incontrôlable. Nous marchions avec le sentiment d'être pris dans de la ouate, et nous n'arrivions pas à dire quoi que se soit de cohérent. Nous devions avoir l'air de deux beaux "gaijin". Je n'ai jamais ressenti cette façon d'être complètement déboussoler. Heureusement pour nous, l'effet n'a pas durée trop longtemps, quelques minutes, mais suffisamment pour nous faire vivre un moment mémorable dans les temples nippons.
La suite pour bientôt...
1 commentaires:
Du vin de lézard???? C'est donc ben dégueu!!! C'est quoi au juste?? (Juste envie de vomir)
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